Heureusement, mon voisin le Héron a de la famille
Je ralentis. Je regarde là où je pose mes pieds pour ne pas faire de bruit. Je respire à peine. Un pas. Un autre. J’ai l’oiseau en vue. Il est dans un « chenal » de la rivière, à côté d’un banc de sable, dans l’eau jusqu’à la cheville (s’il en a !), comme tous les matins. Je commence à descendre le petit chemin bordé d’un mur, le rosier a juste quelques fleurs tardives en ce matin d’octobre. Je sens encore l’odeur du chèvrefeuille de la rue qui mène à ce petit chemin et qui illumine le mur couvert de vert foncé par ci par là. L’odeur de l’eau stagnante commence aussi à chatouiller mes narines. Non, il ne faut pas que j’éternue, ça va l’effrayer. Je descends à deux à l’heure sur la terre nue parsemée de morceaux de bois en guise de marches et j’aperçois la chaîne attachant le bateau à la terre ferme.
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